quarta-feira, 28 de maio de 2008

Au printemps - Maupassant




Lorsque les premiers beaux jours arrivent, que la terre s'éveille et reverdit, que la tiédeur parfumée de l'air nous caresse la peau, entre dans la poitrine, semble pénétrer au cœur lui-même, il nous vient des désirs vagues de bonheurs indéfinis, des envies de courir, d'aller au hasard, de chercher aventure, de boire du printemps.

L'hiver ayant été fort dur l'an dernier, ce besoin d'épanouissement fut, au mois de mai, comme une ivresse qui m'envahit, une poussée de sève débordante.

Or, en m'éveillant un matin, j'aperçus par ma fenêtre, au-dessus des maisons voisines, la grande nappe bleue du ciel tout enflammée de soleil. Les serins accrochés aux fenêtres s'égosillaient; les bonnes chantaient à tous les étages; une rumeur gaie montait de la rue; et je sortis, l'esprit en fête, pour aller je ne sais où.

Les gens qu'on rencontrait souriaient; un souffle de bonheur flottait partout dans la lumière chaude du printemps revenu. On eût dit qu'il y avait sur les villes une brise d'amour répandue; et les jeunes femmes qui passaient en toilette du matin, portant dans les yeux comme une tendresse cachée et une grâce plus molle dans la démarche, m'emplissaient le cœur de trouble.

Sans savoir comment, sans savoir pourquoi, j'arrivai au bord de la Seine. Des bateaux à vapeur filaient vers Suresnes, et il me vint soudain une envie démesurée de courir à travers les bois.

Le pont de la Mouche était couvert de passagers, car le premier soleil vous tire, malgré vous, du logis, et tout le monde remue, va, vient, cause avec le voisin.

C'était une voisine que j'avais : une petite ouvrière, sans doute, avec une grâce toute parisienne, une mignonne tête blonde sous de cheveux bouclés aux tempes; cheveux qui semblaient une lumière frisée, descendaient à l'oreille, couraient jusqu'à la nuque, dansaient au vent, puis devenaient, plus bas, un duvet si fin, si léger, si blond , qu'on le voyait à peine, mais qu'on éprouvait une irrésistible envie de mettre là une foule de baisers.

Sous l'insistance de mon regard, elle tourna la tête vers moi, puis baissa brusquement les yeux, tandis qu'un pli léger, comme un sourire prêt à naître, enfonçant un peu le coin de sa bouche, faisait apparaître aussi là ce fin duvet soyeux et pâle que le soleil dorait un peu. La rivière calme s'élargissait. Une paix chaude planait dans l'atmosphère, et un murmure de vie semblait emplir l'espace. Ma voisine releva les yeux, et, cette fois, comme je la regardais toujours, elle sourit décidément. Elle était charmante ainsi, et dans son regard fuyant mille choses m'apparurent, mille choses ignorées jusqu'ici. J'y vis des profondeurs inconnues, tout le charme des tendresses, toute la poésie que nous rêvons, tout le bonheur que nous cherchons sans fin. Et j'avais un désir fou d'ouvrir les bras, de l'emporter quelque part pour lui murmurer à l'oreille la suave musique des paroles d'amour.

J'allais ouvrir la bouche et l'aborder, quand quelqu'un me toucha l'épaule. Je me retournai, surpris, et j'aperçus un homme d'aspect ordinaire, ni jeune ni vieux, qui me regardait d'un air triste.

"Je voudrais vous parler", dit-il.

Je fis une grimace qu'il vit sans doute, car il ajouta :

" C'est important. "

Je me levai et le suivis à l'autre bout du bateau :

"Monsieur, reprit-il, quand l'hiver approche avec les froids, la pluie et la neige, votre médecin vous dit chaque jour : " Tenez-vous les pieds bien chauds, gardez-vous des refroidissements, des rhumes, des bronchites, des pleurésies. " Alors vous prenez mille précautions, vous portez de la flanelle, des pardessus épais, des gros souliers, ce qui ne vous empêche pas toujours de passer deux mois au lit. Mais quand revient le printemps avec ses feuilles et ses fleurs, ses brises chaudes et amollissantes, ses exhalaisons des champs qui vous apportent des troubles vagues, des attendrissements sans cause, il n'est personne qui vienne vous dire : "Monsieur, prenez garde à l'amour ! Il est embusqué partout; il vous guette à tous les coins; toutes ses ruses sont tendues, toutes ses armes aiguisées, toutes ses perfidies préparées ! Prenez garde à l'amour !... Prenez garde à l'amour ! Il est plus dangereux que le rhume, la bronchite et la pleurésie ! Il ne pardonne pas, et fait commettre à tout le monde des bêtises irréparables. " Oui, monsieur, je dis que, chaque année, le gouvernement devrait faire mettre sur les murs de grandes affiches avec ces mots: " Retour du printemps. Citoyens français, prenez garde à l'amour "; de même qu'on écrit sur la porte des maisons : " Prenez garde à la peinture ! " Eh bien, puisque le gouvernement ne le fait pas, moi je le remplace, et je vous dis : " Prenez garde à l'amour; il est en train de vous pincer, et j'ai le devoir de vous prévenir comme on prévient, en Russie, un passant dont le nez gèle. "

Je demeurai stupéfait devant cet étrange particulier, et, prenant un air digne : "Enfin, monsieur, vous me paraissez vous mêler de ce qui ne vous regarde guère."

Il fit un mouvement brusque, et répondit : " Oh! monsieur ! monsieur ! si je m'aperçois qu'un homme va se noyer dans un endroit dangereux, il faut donc le laisser périr ? Tenez, écoutez mon histoire, et vous comprendrez pourquoi j'ose vous parler ainsi.

"C'était l'an dernier, à pareille époque. Je dois vous dire, d'abord, monsieur, que je suis employé au ministère de la Marine, où nos chefs, les commissaires, prennent au sérieux leurs galons d'officiers plumitifs pour nous traiter comme des gabiers. - Ah! si tous les chefs étaient civils - mais je passe. - Donc j'apercevais de mon bureau un petit bout de ciel tout bleu où volaient des hirondelles; et il me venait des envies de danser au milieu de mes cartons noirs.

"Mon désir de liberté grandit tellement, que, malgré ma répugnance, j'allai trouver mon singe. C'était un petit grincheux toujours en colère. Je me dis malade. Il me regarda dans le nez et cria : " Je n'en crois rien, monsieur. Enfin, allez-vous-en ! Pensez-vous qu'un bureau peut marcher avec des employés pareils ? "

"Mais je filai, je gagnai la Seine. Il faisait un temps comme aujourd'hui; et je pris la Mouche pour faire un tour à Saint-Cloud.

"Ah! monsieur! comme mon chef aurait dû m'en refuser la permission!

"Il me sembla que je me dilatais sous le soleil. J'aimais tout, le bateau, la rivière, les arbres, les maisons, mes voisins, tout. J'avais envie d'embrasser quelque chose, n'importe quoi : c'était l'amour qui préparait son piège.

"Tout à coup, au Trocadéro, une jeune fille monta avec un petit paquet à la main, et elle s'assit en face de moi.

"Elle était jolie, oui, monsieur; mais c'est étonnant comme les femmes vous semblent mieux quand il fait beau, au premier printemps : elles ont un capiteux, un charme, un je ne sais quoi tout particulier. C'est absolument comme du vin qu'on boit après le fromage.

"Je la regardais, et elle aussi elle me regardait - mais seulement de temps en temps, comme la vôtre tout à l'heure. Enfin, à force de nous considérer, il me sembla que nous nous connaissions assez pour entamer conversation et je lui parlai. Elle répondit. Elle était gentille comme tout, décidément. Elle me grisait, mon cher monsieur!

"A Saint-Cloud, elle descendit - je la suivis. - Elle allait livrer une commande. Quand elle reparut, le bateau venait de partir. Je me mis à marcher à côté d'elle, et la douceur de l'air nous arrachait des soupirs à tous les deux.

" - Il ferait bien bon dans les bois ", lui dis-je.

" Elle répondit : "Ah! oui!

" - Si nous allions y faire un tour, voulez-vous, mademoiselle? "

"Elle me guetta en dessous d'un coup d'oeil rapide comme pour bien apprécier ce que je valais, puis, après avoir hésité quelque temps, elle accepta. Et nous voilà côte à côte au milieu des arbres. Sous le feuillage un peu grêle encore, l'herbe, haute, drue, d'un vert luisant, comme vernie, était inondée de soleil et pleine de petites bêtes qui s'aiment aussi. On entendait partout des chants d'oiseaux. Alors ma compagne se mit à courir en gambadant, enivrée d'air et d'effluves champêtres. Et moi je courais derrière en sautant comme elle. Est-on bête, monsieur, par moments!

"Puis elle chanta éperdument mille choses, des airs d'opéra, la chanson de Musette ! La chanson de Musette! comme elle me sembla poétique alors ! ... Je pleurais presque. Oh! ce sont toutes ces balivernes-là qui nous troublent la tête; ne prenez jamais, croyez-moi, une femme qui chante à la campagne, surtout si elle chante la chanson de Musette !

" Elle fut bientôt fatiguée et s'assit sur un talus vert. Moi, je me mis à ses pieds, et je lui saisis les mains, ses petites mains poivrées de coups d'aiguille; et cela m'attendrit. Je me disais : " Voici les saintes marques du travail. " Oh! monsieur, monsieur, savez-vous ce qu'elles signifient, les saintes marques du travail ? Elles veulent dire les commérages de l'atelier, les polissonneries chuchotées, l'esprit souillé par toutes les ordures racontées, la chasteté perdue, toute la sottise des bavardages, toute l'étroitesse des idées propres aux femmes du commun, installées souverainement dans celle qui porte au bout des doigts les saintes marques du travail.

"Puis nous nous sommes regardés dans les yeux longuement.

"Oh! cet oeil de la femme, quelle puissance il a ! Comme il trouble, envahit, possède, domine, Comme il semble profond, plein de promesses, d'infini ! On appelle cela se regarder dans l'âme ! Oh ! monsieur, quelle blague ! Si l'on y voyait, dans l'âme, on serait plus sage, allez.

"Enfin, j'étais emballé, fou. Je voulus la prendre dans mes bras. Elle me dit : " A bas les pattes! "

"Alors je m'agenouillai près d'elle, j'ouvris mon cœur ; je versai sur ses genoux toutes les tendresses qui m'étouffaient. Elle parut étonnée de mon changement d'allure, et me considéra d'un regard oblique comme si elle se fût dit : " Ah! c'est comme ça qu'on joue de toi, bon bon ; et bien : nous allons voir. "

"En amour, monsieur, nous sommes toujours des naïfs, et les femmes des commerçantes.

"J'aurais pu la posséder sans doute; j'ai compris plus tard ma sottise, mais ce que je cherchais, moi, ce n'était pas un corps; c'était de la tendresse, de l'idéal, j'ai fait du sentiment quand j'aurais dû mieux employer mon temps.

"Dès qu'elle en eut assez de mes déclarations, elle se leva ; et nous revînmes à Saint-Cloud. Je ne la quittai qu'à Paris. Elle avait l'air si triste depuis notre retour que je l'interrogeai. Elle répondit : "Je pense que voilà des journées comme on n'en a pas beaucoup dans sa vie. " Mon cœur battait à me défoncer la poitrine.

" Je la revis le dimanche suivant, et encore le dimanche après, et tous les autres dimanches. Je l'emmenai à Bougival, Saint-Germain, Maisons-Laffitte, Poissy ; partout où se déroulent les amours de banlieue.

"La petite coquine, à son tour, me " la faisait à la passion. "

"Je perdis enfin tout à fait la tête, et, trois mois après, je l'épousai.

"Que voulez-vous, monsieur, on est employé, seul, sans famille, sans conseils ! On se dit que la vie serait douce avec une femme ! Et on l'épouse, cette femme !

"Alors elle vous injurie du matin au soir, ne comprend rien, ne sait rien, jacasse sans fin, chante à tue-tête la chanson de Musette (oh! la chanson de Musette, quelle scie !), se bat avec le charbonnier, raconte à la concierge les intimités de son ménage, confie à la bonne du voisin tous les secrets de l'alcôve, débine son mari chez les fournisseurs, et a la tête farcie d'histoires si stupides, de croyances si idiotes, d'opinions si grotesques, de préjugés si prodigieux, que je pleure de découragement, monsieur, toutes les fois que je cause avec elle. "

Il se tut, un peu essoufflé et très ému. Je le regardais, pris de pitié pour ce pauvre diable naïf, et j'allais lui répondre quelque chose, quand le bateau s'arrêta. On arrivait à Saint-Cloud.

La petite femme qui m'avait troublé se leva pour descendre. Elle passa près de moi en me jetant un coup d'oeil de côté avec un sourire furtif, un de ces sourires qui vous affolent ; puis elle sauta sur le ponton. Je m'élançai pour la suivre, mais mon voisin me saisit par la manche. Je me dégageai d'un mouvement brusque; il m'empoigna par les pans de ma redingote, et il me tirait en arrière en répétant : "Vous n'irez pas ! vous n'irez pas ! " d'une voix si haute, que tout le monde se retourna.

Un rire courut autour de nous, et je demeurai immobile, furieux, mais sans audace devant le ridicule et le scandale.

Et le bateau repartit.

La petite femme, restée sur le ponton, me regardait m'éloigner d'un air désappointé, tandis que mon persécuteur me soufflait dans l'oreille en se frottant les mains :

" Je vous ai rendu là un rude service, allez. "


mai 1881

segunda-feira, 26 de maio de 2008

Vem cá, deixa eu te apresentar a Eleonora...


I'm a new soul I came to this strange world hoping I could learn a bit about how to give and take.

But since I came here felt the joy and the fear finding myself making every possible mistake.

I'm a young soul in this very strange world hoping I could learn a bit about what is true and fake.

But why all this hate?
Try to communicate finding just that love is not always easy to make.



sexta-feira, 11 de abril de 2008

Amizade

« L`amitié est une religion sans Dieu ni jugement dernier. Sans diable non plus. Une religion qui n’est pas étrangère à l’amour. Mais un amour où la guerre et la haine sont proscrites, où le silence est possible. Ce pourrait être l’état idéal de l’existence. Un état apaisant. Un lien nécessaire et rare. »


Caiu sem querer na minha mão esse tal de Tahar Ben Jelloun. Sabe aquela coisa de “entrega pra fulano pra mim”?! Não resisti e comecei a ler! E aaaai, não consegui parar! O tal do marroquino é muito bom! Leitura fácil, mais que faz pensar. “(...) Enfin, les rares fois où nos avons abordé les problèmes de l’écriture, il m’a donné un seul conseil : en écrivant pense au lecteur, sois simple. Il m’appris que la simplicité était le signe de la maturité. » E eu concordo, a simplicidade pode sim ser um sinal de maturidade. E com essa maturidade esse escritor que ganhou o Prix Goncourt (que nem sempre agrada...assim como o Oscar – só que de literatura, claro) escreveu um texto lindo sobre as amizades ( ou ilusões) que teve ao longo da vida.


E fiquei eu pensando nas pessoas que passam pela minha vida e que por algum momento eu chamei de amigos. Como Ben Jalloun mesmo disse, a palavra amizade foi banalizada. Apresentamos pessoas conhecidas como amigos e quando vamos ver, descobrimos que são simplesmente colegas que achamos simpáticos. Acabamos chamando de amizade relações superficiais, leves e sem consequências. No entanto, algumas valem a pena...menos ou mais. Certas pessoas podem fazer a diferença nem que seja por alguns minutos de papo na balada enquanto você se perdeu dos amigos.


Posso dizer que tenho amigos sensacionais. Incrivelmente diferentes. Apaixonantes e irritantes ao mesmo tempo.


Conheci a M quando ainda brincar era nosso prazer e obrigação, porque o resto os outros faziam pela gente (até o banho era só aquele monte de brinquedo na água!). Acho que foi amizade à primeira vista. O tempo foi passando e eu não vivia mais sem ela. Era M de segunda a sexta na escola ( e depois dela), no sábado e no domingo na casa de uma ou da outra. Ela me mostrou que era fácil andar de ônibus em Santos e que valia a pena pegar o 19 e ir pra casa dela quando meus pais não pudessem me levar. Valia a pena ficar sem fazer nada com ela, só rindo e falando besteira. A gente se dava muito bem, pensava parecido. Estudávamos para todas as provas, fazíamos todos os trabalhos (juntas, porque dava certo...como eu não consigo mais direito fazer acontecer com outras pessoas!) e conhecemos Monet juntas, no meio das brincadeiras e das madrugadas conversando. Ela acabava dormindo, mas isso nunca me incomodou. Ah, a gente também adorava passar trote juntas. Hooooras de trote e dor de barriga de tanta risada. Ela também tinha casa na praia. E foi lá, com a família dela dormindo no mesmo quarto que a gente que descobrimos que eu falo (berro, converso, dou risada...) durante a noite. O pai dela, coitado, achou que tinha uma barata no quarto e foi buscar até veneno. Ela era boa, generosa e sabia perdoar (coisa que eu, sempre muito bravinha, não conseguia fazer...e por isso amava essa menina mais ainda!) Quando a gente começou a se interessar por meninos ( e não mais pelo Leonardo Di Capprio!), fazíamos planos, queríamos casar com o tal...e no dia seguinte (ou no próximo domingo no Mc Donalds encontrando gente da Internet).... nome novo na agenda (diário)! O tempo passou rápido, deixamos de estudar juntas e nos tornamos pessoas diferentes. Brincar agora, só com o filho dela!


Nas férias entre o fim do ginásio e a entrada no colegial, reencontrei a C. A gente tinha feito patinação juntas e nunca tínhamos nos aproximado muito, mas eu lembrava que ela tinha duas irmãs. Uma era morena igualzinha a ela, e a outra era loira, diferente. A gente também já tinha jogado handball juntas, mas em times opostos. E eu lembro que ela jogava de keds! Hoje entendo que a C não tinha mesmo a ver com o handball. Ela sempre foi uma bonequinha, meiguinha, educada. E ela era parecida com a Alanis Morissette. E eu AMAVA a Alanis (mais as músicas, pq a cantora em si sempre foi meio xaropona, neh:!). E essas férias foram intensas, C todo dia! As duas estavam passando por um momento com leves decepções ( com aquelas colegas que, trouxas, passamos a chamar de amigas!) e foi um reencontro muito gostoso, muito alegre, muito saudável. Ela não sabe, mas foi ela que me ensinou a falar “eu te amo” para as amigas. Com ela, é sempre assim que a gente se despede nos emails, nas mensagens! E eu acho mais gostoso ainda porque ela não fala isso pra quase ninguém. Ela é uma pessoa muito peculiar. A gente brinca que ela fica sempre no mundinho dela...e quando sai, não entende a piada e ainda pergunta se peixe pisca! Tem como não gostar? Fora que uma vez, ela me escreveu um email enorme contando que gostava de um menino ( e toda aquela animação adolescente!) e....esqueceu de escrever de quem era! Ai, isso é tão C!!!!!! E eu gosto tanto dela....


A minha mãe conheceu a melhor amiga dela na faculdade. Virou minha madrinha. E era isso que eu ouvia quando ficava triste com alguma amiga da escola (sim, porque criança custa a enxergar falsidade, neh:!). E quando eu entrei na faculdade, encontrei uma pessoa que usava Swatch que nem eu e que tinha feito intercâmbio pra onde eu pensava em fazer. Amizade à primeira vista, sem dúvida também! A é aquela pessoa que você vai descobrindo e vai se apaixonando. E entre nós, há uma química forte. A gente simplesmente se entende. Olhamos uma pra outra e damos risada. Fazemos caras, bocas e inventamos palavras. Ela topou começar a escrever um dicionário com as besteiras que a gente inventa...que não saiu do papel, claro. Porque também somos preguiçosas juntas. Adoramos ir ao cinema, alugar vídeo e ler. E fazemos isso muito juntas no final de semana. Ela não come carne e quando eu digo pra ela que acho isso um saco, ela diz: “ e você, que não come milho?” E, como sempre, caímos na gargalhada. Também adoramos falar mal dos outros. Aliás, de quase todos. E também brigamos juntas com quem pisa no nosso calo. E depois comentamos quando encontramos as odiadas e alguém vira a cara. Além disso, ela tem uma irmã que não parece com ela, mas sim comigo! E assim, elas me acolhem na casa delas com carinho de família mesmo. É do tipo de gente que te dá tanto ( carinho, comida, caronas...), que você não consegue dar de volta e aceita porque sabe que é honestamente de coração. E a gente se dá tão bem que trocamos nossa formatura por uma viagem juntas, que aliás vai acontecer mês que vem e vai ser simplesmente incrível!!!!!!!



Resolvi vir pra Lyon e pronto. Não conhecia ninguém que vinha e essa era a última das minhas preocupações. Ainda bem, porque ía ser uma perda de tempo e de energia. Acabei encontrando antes mesmo de vir gente que viria também. E vamos ver no que dá, né?! Uma das meninas que vinha me disse que a R também estudaria em Lyon. A R era da Letras e eu fui ver quem era. “Oi, você também vai pra Lyon?” E a resposta “Aham. Allons-y!” Veio com um sorriso (como agora eu sei que não poderia deixar de ser), mas foi só isso...ela virou as costas e foi embora. Como assim???? Vim pra Lyon sem fazer questão de encontrar essa tal de R. Mas um dia nos encontramos do outro lado do Atlântico, morando na mesma residência. E tudo começou a mudar. E começamos a nos ver todo dia, e almoçar e jantar juntas , e conversar bastante...e rir bastante! Descobri que rimos muito, nós duas, de quase tudo. Até das tragédias, nossas e dos outros também. A gente se entende, mas não concorda muito. Já virou até piada, mas a verdade é que quanto à música, cinema, literatura e agora métodos de ensino de francês....a gente simplesmente não concorda em nada! Até facilita porque se eu vou dar um presente pra ela, vou achar aquele livro que eu odieiiii e dou junto com aquele cd de música que eu detestaria ganhar! A gente se conhece a pouco tempo e ela não se abre muito fácil. Agora eu já sei como os pais dela se conheceram, mas ainda acho que temos que comer muitos risotos (dela, claro!) pra muita conversa rolar. E se o papo for alegre, muito que bem. Se for triste, ela não vai embora. Aliás, precisando, ela sai do supermercado correndo e chega na sua casa com vinho e brownie pra te ouvir e, se possível, te alegrar. É, essa R me enganou direitinho dando uma de metida ( que agora eu sei que era somente apressada!). E pra terminar com chave de ouro, ela escreve lindamente! Será que ela não gosta do que ela escreve??????



Lyon também me apresentou a P, que é uma jornalista e tanto e que fala “topo muito” quando eu to achando que vou ter que ir sozinha. A gente adora trocar dicas, notícias que a gente leu, fofocas, blogs. E ela conhece um monte de coisa (principalmente música – ela fez nosso grupo ganhar um quizz!!!!) e sempre acrescenta alguma coisa no meu dia. Ela tira mais foto que eu e, se deixar, fica se divertindo na auto-foto durante horas! Estuda mais que todo mundo, e eu acho que ela não tem noção do quanto sabe e do quanto pode. E do quanto já É! Mas essa é uma das razões pelas quais eu admiro tanto a P! E viajar com ela é tão mais fácil, porque ela tem noção e se orienta bem pelo mapa! Ela é tudo isso e também é meiga, gosta dos sinos da Fourvière e me disse uma vez ( e eu nunca que vou me esquecer!) que, além desses sinos, eu (euzinha!) fui uma das melhores surpresas de Lyon. Posso com uma dessa?? Além disso ela é a rainha da capirinha e faz um brigadeiro delicioso. Fora que foi ela que abriu a porta prum senhor idoso (o famoso “senil”! – alooou, desssculpa, aloooou) que ficou no nosso albergue em Lisboa quando ele foi ao banheiro durante a noite e esqueceu a chave dentro do quarto! Ah, e foi ela tbm que viu esse mesmo senhor –preparem-se, é disgusting:!- coçar o seu idoso bumbum quando estávamos dentro do quarto com ele!!!! Ela disse que vai querer saber de mim depois que essa viagem acabar. Eu já respondi que ela não tem escolha! Fora que a família dela abriu uma pastelaria em Sp..hummm! É P, ninguém mandou me dar um abraço verdadeiro, agora grudei!

sábado, 9 de fevereiro de 2008

Madri

Com ou sem greve, depois de muito ou pouco estudo, chegaram as férias!!!! E férias é palavra sagrada em qualquer lugar do mundo, né? E estando nesse continente onde se vai de um país ao outro com companhia aérea low-cost por menos de 20 euros, eu que não ía bobear, né? Afinal, na verdade estou fazendo um mochilão com base em Lyon! Hahaha!


16 de janeiro, chego no aeroporto de Lyon e anunciam a última chamada pro vôo Lyon-Manchester. So sorry, mas dessa vez eu vou atrás do sol!!!! E de tarde estava eu desembarcando em Barajas, MADRI!!!!!!!!!!!!!!! Depois de conhecer Barcelona em agosto, Madri ficou na lista da vontade! Mas o ânimo e a ansiedade em relação à Madri estavam mais na companhia que eu teria. E que delícia foi chegar no albergue ( que se chamava Mucho Madrid! Hahaha) e ter uma cartinha do meu irmão me esperando!!!! Família é família, poupo comentários!


Madri já me animou, aeroporto com acesso a metrô, tudo tranquilo, vários “I”s de informação. Chego na Gran Vía (onde era o albergue) e aquele monte de gente, de loja, 10 graus agradabilíssimos, hum....ta ficando bom. O albergue ficava no sétimo andar de um prédio e um casal de senhores me abre a porta do que eu acho que era a casa deles com um sorriso e um Hola! Ah, a França é linda, mas a quota dos sorrisos é baixa demais! Depois da cartinha do Lê dizendo que me encontrava mais tarde (foi fazer estágio no Real Madrid, pq ele eh top demaissss!), fui passear, aproveitei pra ver as rebajas do El Corte Ingles (pq de ingles eu gosto!) e....tomar vitamina ao som de Julieta Venegas, que eu tbm adoro!!!!!!!!!!!!!!!!! Pois é, eu sou facinha e Madri já me ganhou na primeira noite com um simples copo de mamão, laranja e banana! Ai ai ai, essa peninsula ibérica é uma loucura!


Bom, os 3 dias em Madri foram intensos ( viajar com o Leonardo é assim, bem!), com aquela luz do sol de inverno que me fez querer voltar tbm no verão. E como viagens são escolhas, as nossas foram uma mistura do óbvio necessário com boa dose de passeio a pé. E assim foi Plaza Mayor, Puerta del sol ( adorei o El oso y el madroño, símbolo da cidade), Palacio Real, Catedral de Almudena, Palacio de Cristal, Parque del buen retiro (pois é!).....além da estátua do Dom Quixote e do Sancho Pança (que depois reencontramos no albergue em Lisboa, né Pati e Rita?), da paella, da simpatia do povo, daquele sotaque gostoso....! Nao pq eu gosto de contrariar, mas sim pq eu sou honesta, o meu museu top em Madri nao foi o Prado, mas sim o Thyssen-Bornemisza, como a Pati, que me conhece, já tinha imaginado. Adorei!!! Apesar do meu restrito conhecimento sobre o assunto, nessa área os franceses tem toda minha paixão. Os impressionistas, pós-impressionistas, fauvistas, enfim, aquele grupinho é óóótemo!!! E deixando a humiRdade de lado, ver os originais de pertinho....não há real, euro, libras que paguem!!!!!!! E sabe qual é a verdade? A gente tem que ver de tudo pra poder dizer do que gosta e do que não gosta! E não é vergonha ou estupidez dizer que achei o Prado um pouco cansativo pq não me interesso tanto pelas pinturas negras do Goya! Mas me diverti com um quadro que deve passar batido para os críticos de arte, no qual há uma pequena moçoila bastante rechonchuda e de beleza discutível, chamado...A MONSTRA! Hahahaha! E logo em seguida, A Monstra NUA!!!!!!!! Hahahahaha! É, consigo debochar até dos pintores do Prado....a idade não me trouxe seriedade!! Que bom!!!!!!!!!!!!!!!!!


Na lista das escolhas feitas, os excluídos foram: Museu Reina Sofia ( lo siento, Picasso!), churros (sinto muitissimo, Eleonora!) e touradas (não sinto nem um pouco!!). Também não rolou a siesta ( só tinha 3 dias para ver tudo!!), nem uma balada até de manhã como os madrileños sabem fazer. E na lista dos momentos “excluíveis” da viagem estão o chuveiro com pouca água e esta sendo relativamente fria do albergue e a clássica tentativa de umas madrileñas safadas de roubar coisas da sua mochila fingindo estar vendo um mapa!


Madri é Espanha. Espanha é muito bom. Logo, Madri é bom demais!!! Ah, e por sinal, acreditem ou não, mas uma francesa da minha sala teve a coragem de perguntar pra professora o que era um silogismo!!!!!! E pior ainda, depois que a prof exemplificou, a cara da menina continuou no com um ponto de interrogação!! Ai ai ai, besta quadrada tem em qualquer lugar do mundo, né:! Mas pra terminar a conclusão é: prefiro Barcelona...de longe! Aquela praia e o Gaudi me conquistaram!!!!


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O meu olhar é nítido como um girassol.
Tenho o costume de andar pelas estradas
Olhando para a direita e para a esquerda,
E de vez em quando olhando para trás...
E o que vejo a cada momento
É aquilo que nunca antes eu tinha visto,
E eu sei dar por isso muito bem...
Sei ter o pasmo essencial
Que tem uma criança se, ao nascer,
Reparasse que nascera deveras...
Sinto-me nascido a cada momento
Para a eterna novidade do Mundo...

Creio no mundo como num malmequer,
Porque o vejo. Mas não penso nele
Porque pensar é não compreender...

O Mundo não se fez para pensarmos nele
(Pensar é estar doente dos olhos)
Mas para olharmos para ele e estarmos de acordo...

Eu não tenho filosofia; tenho sentidos...
Se falo na Natureza não é porque saiba o que ela é,
Mas porque a amo, e amo-a por isso
Porque quem ama nunca sabe o que ama
Nem sabe por que ama, nem o que é amar...

Amar é a eterna inocência,
E a única inocência não pensar...

Alberto Caeiro, em "O Guardador de Rebanhos", 8-3-1914

quinta-feira, 20 de dezembro de 2007

Strasbourg




Estrasburgo não estava na minha lista inicial de lugares a visitar. Ainda bem, foi uma surpresa ótima!


Época de Natal na Europa é época de “marchés de noel”. Seria muita injustiça traduzir o que é um “marché” pela palavra “mercado”. Vou deixar que as fotos expliquem, ou que a curiosidade de vocês façam procurar pelo nosso amigo google. Aqui em Lyon também tem marché durante o mês de dezembro , e foi conversando sobre isso que duas francesas comentaram sobre Estrasburgo e sobre o marché mais lindo da França. Quando eu percebi, já estava com minhas amigas dentro do trem, lendo, dormindo e conversando pras 5 horas de viagem passarem mais rápido. Ah, e o trem não tinha vagão-restaurante! Que sedeeeee!


Estrasburgo fica no nordeste da França, naquela região que os livros de escola dizem que passou da Alemanha pra Franca, da França pra Alemanha e vice-versa várias vezes, a Alsácia-Lorena! É, e por isso os Strasbourgeois (nativos) falam francês e alemão (e o dialeto alsacien, Le), as ruas têm placas nas duas línguas, e a arquitetura, os souvernirs, tudo tem cara de Alemanha. E o frio vem de brinde, né?! Uiiii... como fez frio! Aquela busca por cafés e “salon de thé” foi mais constante que o normal! Mas valeu muito a pena, a cidade é linda. Apesar de ser uma das grandes cidades da França, para quem mora em São Paulo, parece pequena. Mas é lá que está o Conselho da Europa, o Parlamento Europeu e a Corte Européia dos direitos do homem. Pois é! E essas construções modernosas vimos num passeio de “bateau mouche”, um barco (fechado, claro!) que faz um tour de 1h15 e nos protegendo do frio mostra bem a cidade, partes que não iríamos andando, com explicações com um fundo de música clássica hahaha. Ah, e o bateau também passa por uma eclusa! Vale mto a pena !


Strasbourg também encanta com sua Catedral de Notre-Dame que demorou 4 séculos pra ser construída ( e o Brasil tem pouco mais de 5 séculos!). É o que eles chamam de “chef d`œuvre ” (obra prima), e o relógio astronômico que foi construído dentro é uma coisa de louco. Diz a lenda que o criador teve seus olhos arrancados ao fim de seus trabalhos, para que não fosse possível repetir a façanha em algum outro lugar!!!!!!

O centro da cidade é patrimônio mundial da humanidade (como Lyon, eeeee!), tombado pela Unesco! Incluindo (y compris, neh Rita! ) a Catedral e o bairro da Petite France, que é bem tradicional. Ah, e além do rio Reno (Rhin), Strasbourg tem um afluente dele que chama III! Hahahah!


E a Marsellaise (hino da França), que foi escrita em Strasbourg com a intenção de ser apenas um canto de guerra? É por isso que é tão violenta!


E as tartes flambées, e a quiche lorraine et o chucrute maravilhoso que comemos ? Ui... que o frio seja forte pra queimar tudo isso!!! hahahaha

E as pérolas? Sempre! La em Strasbourg, eles falavam “s’il vous plaît” como o nosso “pois não?” . E pra acordar cedo e tentar a comunicação com os “gentis” e “simpáticos” funcionários do albergue no café da manhã? Po, ele fala s’il vous plait e vc tem que falar “thé au lait”? Uma de nós preferiu ficar dizendo “oui”,ao invés de “café”, só pra aumentar o mau-humor francês. Hahahahaha. Como disse o sábio Jonas, ainda bem que fomos colonizados pelos portugueses!!!! Hahahahaha. Falando em Jonas, ele soltou outra pérola hilária. Estávamos numa loja de biscoitos muito boa (e por isso, cara), escolhendo nossos biscoitos que íam ser pesados depois. Ele foi mais rápido e quando tava na frente do caixa, gritou pra gente: “ Pessoal, cuidado, isso aqui é muito caro!!!”. O caixa, um francês mirradinho, vira e solta: “Você é brasileiro? Aprendi português quando morei em Salvador!” Ahhhhhhhh...que legal!! Hahahahaha. Mas o Jonas, que teve a coragem de viajar sozinho com a mulherada, foi sensacional e aguentou todos os nossos momentos ultra-constantes de “vamos tirar foto!” e “qual será que eu compro?”.

Como dizemos, esse nosso mochilão com base em Lyon.....eh sensacional!

domingo, 2 de dezembro de 2007

Carcassonne



Castelo, ponte levadiça, torres,poços...eu e a Paty de princesas! O meu príncipe, modernoso, poderia chegar de eurostar, mas pra combinar com o cenário ele teria que dar umas braçadas no Canal da Mancha e chegar de cavalo pra me ver em CARCASSONNE! Ahhh...que sonho! Aliás, Carcassonne tem esse lado mágico, meio de sonho, sonho de criança, Bela Adormecida. AMEI!


A cidade é (de novo) medieval, fica na região de Languedoc-Roussillon, tem quase 50 mil habitantes (uau!) e assim como a parte antiga de Lyon, é protegida pela Unesco. Ainda bem! Rodeada de muros e torres, a sua construção foi estratégica pq ela fica entre o Atlântico e o Mediterrâneo . A vila foi fundada pelos romanos no século 2 AC!!!! Na Idade Média, explodiram varias batalhas e na visita você vê as armadilhas, onde eles se escondiam para atirar flechas, onde eles guardavam os pequenos canhões, o que dava errado e o que deu certo, aquelas escadas super estreitas feitas para os inimigos não conseguirem passar com armas no caso de uma invasão, você vê a Torre da Inquisição, você baba, fica louca, não pára de tirar fotos e pensar que tudo aquilo que você viu em filme (25 filmes foram rodados la) aconteceu, e ALI, onde você está agora. Eh uma sensacao louca, diferente. Na verdade, tivemos muita sorte de ir agora, pq tinham poucos turistas. Carcassonne é lota o ano todo, mas no verão eh insuportável. Ver o que eu vi,tudo vazio, do jeito que eu vi, com calma, foi sensacional. Que viagem!


A cidade é divida em duas, a parte histórica (Cité) e a parte cidade normal (Ville Basse), onde chegamos com o trem. O guia indica pegar ônibus pra ir de uma parte à outra, mas como estávamos só com a mochila (lotaderrrrrima), fomos andando e conhecendo realmente tudo, sem pressa. E é isso que eu indico fazer. Em Carcassonne e onde mais for possível. Você vê o Canal do Midi, o rio Aude, as lojinhas, os cafés, as pessoas (que aqui dão QUATRO, QUATRO, isso, QUATRO beijinhos quando se encontram. E claro, isso inclui homem com homem!!!!), vê as igrejas, vê uma praça com homenagem aos soldados mortos, vê uma grande montanha russa (que eles montam em várias cidades da Franca, inclusive Lyon, na época do Natal), vê a Place Carnot, vê uma rua que se chama “Tranquille”, come o famoso e tradicional Cassoulet (ahh, feijao eh bom demais!!!!)e tem a sensação de que tá conhecendo mesmo a cidade. De repente, ahhhhhhhhhh...você avista a cité medieval, suas muralhas, aquela imagem incrível...tão perto! Atravessa a Ponte Vieux (onde assistimos um pôr-do-sol daqueles!) e chega naquele lugar que os brasileiros não sabem se existe de verdade. Existe, e é lindo! E viagem de estudante tem seus privilégios: o albergue fica dentro da cité medieval!!!!!!! Passeando pelas ruas, de repente ele ta lá, esperando por você (ou não, pq o check-in soh começava às 15h30), com aquele chuveiro que não esquenta muito e que vc tem que ficar apertando pra água ficar caindo, exatamente como na residência. Mas você sempre conhece gente diferente, que acrescenta alguma coisa nova na sua vida. Conhecemos uma suíça que nos explicou que ela fala suiço-alemão e esse dialeto não se escreve, a língua oficial que eles aprendem na escola é o alemão. (Alessandra, fiquei meio confusa! Você sabia disso?). Mas ela me disse que a língua materna é esse dialeto e o alemão ela não fala perfeitamente (fala como qualquer outra língua que vc (mal) aprende na escola), nem o inglês. Pessoa interessante, trabalha com flores, não fez faculdade (“na Suiça tem gente demais formada em faculdade!” Ok..), conheceu uns portugueses e eh apaixonada pela língua (muito, ficou falando disso qdo a gente tava acordando, queria lembrar todas as expressões que aprendeu, e eu e a Paty tentando entender o que os portugas ensinaram..ai esses gajos hahaha), ta trabalhando em Bordeaux e concorda que é difícil fazer amizade com os franceses (ela disse que é um problema da Europa! Vai pro Brasil, flor!!!!!!).


Enfim, vou parar de falar, vejam as fotos e embarquem! Isso, venham conferir vocês mesmos!! Se eu to aqui, é pq é possível! E inesquecível! Clichê? Je m`en fiche!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


Bisousssssssssssssssssssssssssssss

quinta-feira, 6 de setembro de 2007

Annecy!!!





Ja ouviu falar de Annecy? Pois é, você nao é o único. Sortudos são os que ouviram falar e foram lá conferir. Como eu tive esse privilégio, vou dividir com vocês a minha reação: O QUE QUE É ESSE LUGAR?????????



Annecy surpreende, o panorama é incrivelmente lindo. Mais bonito que Paris? Diferente. Paris emociona porque você chega lá e vê a torre que você viu a sua vida toda nos livros. Mas Annecy você nunca viu e vai achando que é uma cidadezinha (sim, ela é BEM pequena) da França. E o encanto que ela causa é tao gostoso que QUASE nem sentimos o vento geladooo que estava quando chegamos.

Bom, vou contar como foi a minha pequena viagem de 2 dias à Annecy.
Na França, sendo estudante e tendo até 25 anos, você tem vantagens e descontos em muita coisa. Para quem tem a intenção de viajar aqui, vale muito a pena fazer a carte (cartão) "12-25" que dá descontos de 50% nas viagens de trem. Ah sim, na França, trem é O transporte. Fora que tem o TGV (train à grande vitesse- trem de grande velocidade) e você sai , por exemplo de Lyon e vai até Paris (quase atravessando o país todo) em 2 horas. Nada mal! Bom, com esse cartão, fui de Lyon para Annecy pagando 22 euros (aller-retour = ida e volta).


O que você vê pela janela também é uma disputa pesada com o soninho que você ta morrendo de vontade de tirar depois de acordar cedo, já que a idéia é sempre aproveitar tudoo! Hahahah! Na vista da ida tem cachoeiras e na da volta o trem passa encostadinho no lago que parece um mar. Incroyable!
A Luísa e eu, chegando em Annecy na estação (gare) SNCF ( nome da companhia de trem), perguntamos a um taxista como chegar no albergue. Bom, ele deu um caminho que muitos diriam ser dica de antepassados meus portugueses e nos perdemos um tempinho desnecessário andando por dentro da cidade e subindo (sempre!) montanhas e pontes sem gracas quando o melhor caminho é aquele onde você vai margeando o lago! Ahhh....o lago! Mas enfim chegamos no albergue , que é uma graça! O albergue é muito calmo e pegamos um quarto só para nós duas...com DUCHA! Aeeeeeeeeeeeeeeee, luxo!!! Os quartos são confortáveis, tipo chalezinhos. Ah sim, porque o grande detalhe de Annecy é que ela é do lado dos Alpes (que você vê o tempo todo), e no inverno (ou talvez já no outono, ou mesmo na primavera) tudo vira neve!!!! Então tudo é preparadinho para aguentar o frio. Na primeira noite, estava previsto fazer 2 graus e nós dormimos quentinhas e não sentimos nada . Café da manha muito bom também. A cidade pode ser vista em um dia, mas resolvemos ficar 2 para ver tudo com calma e ficar sem pressa, curtindo e se perdendo um pouco por lá. Vale a pena! Fora que o albergue sai por 16 euros! O mais gostoso é ficar passeando pelo lago, pela margem dele, que tem jardim cheio de árvores e a parte que o pessoal se joga na grama pra aproveitar o sol. Tudo com aquela vista enlouquecedora que faz você ser confundida com os japoneses de tanto tirar foto, de tudo, incontroladamente. Além do lago, outro charme da cidade são as pontes que cortam os canais. Daí ela ser chamada de “A Veneza francesa”. Ah, que graça são os canais com vazinhos de flores coloridas e patinhos e mais patinhos se exibindo e indo atras do que os turistas oferecem. Espalhados estão os restaurantes, cafés, sorveterias (sorvete no frio??) e lojas.

A impressão é que a de que nao é um lugar de turismo muito popular, digamos. Os hotéis não saem baratos, os restaurantes oferecem quase nada por menos de 10 euros (comemos massas e até que estavam bem gostosas – sim, duas vezes pra poder deixar uma reserva para os gateaux (docinhos) lindos e gostosos das boulangeries!), e as lojas são careiras e de marca. Fizemos o cruzeiro pelo lago ( tem o de 1h e o de 2h, mas o segundo vai só um pouco mais longe e a vantagem é que você pode descer nas paradas e subir de novo depois, como em onibus turistico – não compensa!) e ahhh....lindo!!!!! Ainda tem o chateau-musée (castelo-museu) e a basílica para visitar. Tudo já vale pelas fotos do alto que você pode tirar. Mas se for pra passar um dia só, apesar de ser tudo pertinho e rápido (com subida, mas você acostuma hahaha), curta o passeio pela área ao nível do lago. Ah, pra quem respira esporte (como meu hiper-ativo irmão), dá pra fazer a festa. Tem de todos os tipos...os que usam o lago, a montanha, a floresta, a ciclovia e mais. Quem estiver interessado, vale a pena dar uma pesquisada na internet antes de ir. E no albergue eles também dão informações e devem organizar eventos do tipo. Só tem que ter um pique extra porque nessas de subir, subir e subir, nao dá pra esquecer que fica mais difícil de respirar – e o ar que entra forçado por causa do vento tem uma temperatura razoavelmente baixa! Mas sem desânimo, você estaria fazendo alguma coisa em Annecy, nos Alpes franceses!!!!!!!!!!!!!


E nada como chegar no albergue no fim do dia, ligar pro namorado/familia, tomar um banho no chuveiro padrão (aqueles que você aperta, o esguicho sai por alguns segundos e ....você tem que apertar de novo, até decidir acabar o banho—afinal, pra quê banho??) , se jogar na cama e... tentar desligar o cérebro antes de dormir (o que leva tempo, porque é muitaaa coisa nova, é muitaaaa coisa pra pensar, é muitaaa coisa pra agradecer e festejar, e pra comentar). No fim, você tá tão cansada que o sono vem e fica até o bip do despertador te avisar que o café da manhã é imperdível !!!!!


Para começar meu plano de passeios, Annecy ganha uma nota 10 e uma indicação de 5 estrelas no guia para os que vierem pras terras de cá!

Bisousssssssssssssssssssssssssssssssss et à bientôt!!!!!!!!!!!